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La tendinite de la coiffe des rotateurs

Description :

L’épaule est l’articulation du corps ayant le plus d’amplitude de mouvement en terme de degré ce qui occasionne, par le fait même, qu’elle est aussi la plus instable. La tête de l’humérus est trois fois plus grosse que la cavité glénoïde dans laquelle elle s’insère. La stabilité de articulation est assurée par le labrum, la capsule articulaire, les ligaments et sans oublier les muscles.

Parmi l’ensemble des muscles présents au pourtour de la tête humérale, on y retrouve quatre plus importants qui forment ce qu’on appelle la coiffe des rotateurs. On nomme ces quatre muscles : le sub-scapulaire, le supra-épineux, l’infra-épineux et le petit rond. Ces quatre muscles viennent s’unir au pourtour de la tête humérale formant une coiffe et agisse comme ligament actif de l’articulation.

 

Les  muscles de la coiffes des rotateurs prennent origine au niveau de la scapula (omoplate) et  viennent s’attacher à l’avant de l’épaule. L’attache d’un muscle est appelé tendon. Dans le cas de la coiffe, leur tendon vient s’attacher à l’avant de l’épaule et leurs fibres sont intégrés les unes  dans les autres d’où le nom : tendon de la coiffe des rotateurs. L’atteinte de l’un d’eux entraine donc forcément un débalancement des forces et créée une instabilité,  dans une articulation déjà à la base instable.

Comme le ventre musculaire est situé sur l’omoplate des douleurs locales peuvent se produire. Quand nous parlons d’une tendinite à la coiffe des rotateurs, nous faisons référence à l’inflammation du tendon à la face antérieure de l’épaule. Cette inflammation entraine des symptômes douloureux ressentis sous forme de brûlure et élancement. Une douleur de type irradiation peux être également ressentie entre le biceps et le triceps vers le coude. Bien sûr, les mouvements produits par les structures affectées seront les premiers à devenir problématiques soit la flexion, l’abduction et la rotation externe. Il est aussi possible de percevoir l’instabilité et certains spasmes musculaires au pourtour de l’épaule.

Il y a trois types d’inflammation à distinguer :

Premièrement, la phase aiguë. L’inflammation survient quand le corps essaie de se protéger dans l’objectif d’éviter que nous endommagions d’avantage la structure. Quand l’inflammation est d’une trop grande importance, elle peut être contrôlée par la prise d’anti-inflammatoire. Les récentes études réalisées par l’Ordre Professionnel de la Physiothérapie du Québec ont toutefois démontré que cette prise ne devrait pas dépasser 72h, car cette inflammation est une bonne chose en soi. Elle est une phase importante dans le processus de guérison du corps humain. La phase aiguë est d’une période de 48h à 72h.

Deuxièmement, la phase sub-aiguë ou communément appelée la phase de récupération, est caractérisée par la diminution des signes inflammatoires et le début de la consolidation des tissus lésés. La durée de cette phase est variable, pouvant dépasser les 50 jours. Il est facile de comprendre que la problématique, par la suite, requiert immanquablement une rééducation complète afin d’éviter que celle-ci ne s’éternise et ne devienne chronique.

Troisièmement, la phase chronique ou phase de remodelage. Dans cette phase, les fibres musculaires ont guéri, mais sous forme anarchique (orientation des fibres disparate), d’où l’importance de reprendre rapidement les mouvements et les étirements pour réorienter les fibres dans les axes dites normales. Si une douleur constante persiste au-delà de la période de temps aigu et sub-aigu, c’est qu’il y a eu une sensibilisation au niveau du système nerveux central. En d’autres mots, un message de douleur perçu à forte intensité et sur une longue période entraîne une analyse erronée du message qui est perçu par le cerveau lorsqu’on bouge. Au lieu de référer un message de mouvement, le système nerveux central analyse un message de douleur, alors qu’il n’y a plus de problème physique à la structure. Il est important de préciser, qu’à cette phase, les tissus ont été réparés. La phase dite chronique débute 3 mois après la blessure.

Mécanisme

Le mécanisme de blessure est relativement assez simple. Il s’agit soit d’un impact direct au niveau de l’épaule, soit de mouvements répétitifs (surtout au-dessus de la tête) dans une mauvaise posture de travail ou soit d’une surutilisation de l’épaule.

Plusieurs facteurs sont souvent responsables de l’irritation de la coiffe des rotateurs, dans les plus communs nous retrouvons :

  • Nombre d’heures et la fréquence rapprochée du travail ou de l’entrainement;
  • Posture déficiente (enroulement des épaules et une protraction cervicale) lors de l’exécution de la tâche favorisant le pincement du tendon;
  • La fatigue;
  • Un manque de souplesse de certains groupes musculaires au pourtour de l’épaule;
  • Mauvaise gestion de l’effort (intensité VS repos);
  • Un manque d’échauffement;
  • Une surcharge de travail favorisant la cadence augmentée des mouvements;
  • Une blessure antérieure aux épaules;
  • Une mauvaise posture de sommeil;
  • Une mauvaise alimentation et hydratation;
  • Sédentarité.

Prévention

  • Garder une bonne postureafin de donner de l’espace aux tendons, aux muscles et aux vaisseaux sanguins dont l’apport facilite la guérison. Les postures arrondies réduisent l’espace à l’intérieur de l’épaule et favorise un pincement des structures.
  • Préservez la mobilité de votre épauleen faisant des exercices assouplissements et d’étirements régulièrement.
  • Attention aux raideurs continuelles, si vous ressentez des raideurs au niveau des épaules, des omoplates ou au cou, il est fortement conseillé de prendre rendez-vous en massothérapie pour éviter l’accumulation et les compensations.
  • Faire des exercices de stabilisation de l’épaule de façon préventive. Plusieurs blessures au tendon de la coiffe des rotateurs surviennent en raison d’une fragilité qui s’installe avec le temps. Prenez rendez-vous avec un kinésiologue qui pourra vous guider dans le choix des bons exercices appropriés pour vous.
  • Évitez les gestes répétitifs à cadence élevée avec les bras au-dessus de la tête.
  • Prendre des pauses. Si vous avez à faire un effort soutenu avec vos bras, prenez régulièrement des pauses et consommez beaucoup d’eau.
  • Soyez attentif à la douleur. Aucune activité (ou exercice) ne devrait reproduire votre douleur. Si tel est le cas, modifiez-la ou cessez-la et consultez votre médecin ou un physiothérapeute.

 Il est important de bien comprendre que chaque condition est différente et comporte son lot de particularités. C’est pour cette raison qu’une rencontre le plus tôt possible avec un professionnel de la santé sera le plus bénéfique pour vous et permettra de vous guider à travers les différentes étapes selon vos particularités de problème À VOUS et vous enseignera un programme exercice approprié à votre besoin. 

 

Le massage chez les enfants:un bienfait ou un luxe ?

La massothérapie chez les enfants est souvent vue comme un luxe à leur offrir. Pourtant les enfants sont soumis très jeunes à un quotidien rempli de contraintes et de stress.

Tout comme la nourriture, l’exercice et les bonnes habitudes d’hygiènes, le bien-être physique et psychologique n’en demeure pas moins important.Les enfants sont soumis à des contraintes physique telles que des sac trop lourds, une posture inadéquate, des sports multiples sans préparation et échauffement adéquat et à des contraintes psychologiques telles que des horaires chargés, une vie sociale, scolaire ou familiale parfois difficile, des devoirs et des exigences de tous genres.

Les principaux signes de stress dénotés chez les enfants sont des maux de ventre, des maux de tête, de la fatigue constante, des troubles de sommeil et un changement d’état psychologique ( soudaine agressivité,introversion, ect.)

Ce genre de stress physique et psychologique entraîne une augmentation de la pression sanguine, diminue la défense immunitaire et peut contribuer à des problèmes tels que l’obésité, le déficit d’attention, l’hyperactivité et la dépression.

Le massage à un effet les hormones liées au stress. Il est donc bon de savoir que le massage peut permettre de contrôler un grand nombre de ces facteurs de stress, rééquilibrer le corps, favoriser un sommeil plus récupérateur et assurer une meilleure récupération physique .

 

Performance sportive et massothérapie 

De plus en plus la massothérapie chez les sportifs devient un incontournable pour aider les athlètes à s’entraîner, à améliorer leurs performances et à éviter les blessures ou les désagréments créés par l’accumulation de déchets et de tensions dans les tissus.

Massages avant  l’effort

La durée de ce massage varie de 5 à 15 minutes sur les groupes musculaires spécialement sollicités par l’effort sportif. Ces techniques sont exécutées à cadence vive. But : stimulant pour accélérer la plupart des grandes fonctions musculaires, réchauffer ceux-ci et stimuler le système nerveux.  Le massage avant l’effort est effectué après l’échauffement et immédiatement avant la compétition.

Massage après effort  

La durée de ce massage varie entre 30 et 45 minutes. Ces techniques sont exécutées à cadences lentes, progressives et accentuées sur les régions douloureuses et surmenées. But : éliminateur et décongestif par l’activation du drainage lymphatique et sanguin découlant du travail musculaire intense. Il a pour rôle premier d’accélérer le processus de récupération de l’organisme en entier.

Massage lors des entrainements

La durée et l’intensité du massage s’adaptent à chaque état d’entrainement, de sorte que le massage augmente progressivement avec l’entrainement.  But : assouplissement de la musculature contractée pour améliorer les processus de récupération. Lors d’une séance d’entrainement intense, il doit être fait 2 à 6h après l’effort. Les massages profonds doivent également être cessés 1 à 2 jours avant la compétition.

En conclusion, l’effet et les techniques du massage sportif dépendent de la période où ils sont effectués. Étant donné que tous les sportifs ne disposent pas de leurs propres massothérapeutes, l’automassage prend également une grande importance.